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Sermon du vendredi prononcé par Sa Sainteté le Calife, Hadrat Mirza Masroor Ahmad, chef spirituel de la Communauté Islamique Ahmadiyya Internationale, le 06 décembre 2013, à la mosquée Baitul-Futuh, au Royaume-Uni. Après le Taouz, tashahoud et la Sourate Al-Fatiha, il a déclaré :

En référence à un sermon du deuxième Calife (r.a.) j’ai attiré [vendredi] dernier votre attention sur la réforme de soi. J’avais aussi évoqué la conduite du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) et celle du Messie Promis (a.s.) en citant des exemples ayant trait à l’honnêteté. J’ai aussi démontré l’éminence qu’avaient atteint le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) et son dévoué serviteur, le Messie Promis (a.s.) dans la pratique de cette vertu ainsi que le rang élevé de leurs disciples qui les ont pris en exemple.

L’honnêteté (ou la véracité) n’était qu’un exemple parmi tant d’autres. En réalité, accomplir toute bonne œuvre recommandée par Dieu et éviter tout vice qu’Il interdit est la méthode fondamentale grâce auquel l’on pourra réformer sa conduite. D’ailleurs il ne suffit pas d’éviter les péchés mais il faut aussi les abhorrer.

Nous mériterons le titre de vrais musulmans et de disciples sincères de l’Imam de l’époque quand, d’une part, nous ferons naitre en nous ces vertus et ces hautes valeurs morales et quand, d’autre part, nous éprouverons une grande répugnance pour tout ce qui touche à l’immoralité.

Le véritable croyant est toujours en quête de la vertu, pour laquelle il éprouve un grand attachement et il fuit à toutes jambes devant le péché. C’est ainsi qu’il arrive à gérer ses affaires en toute justice.

Lors de mon dernier sermon j’avais aussi affirmé que le Messie Promis (a.s) nous a fourni des arguments irréfutables pour soutenir nos croyances et pour prouver la véracité de l’Islam et de l’Ahmadiyya. Ces preuves nous ont toujours accordé la supériorité sur nos adversaires. S’ils sont obstinés ou bornés ils peuvent les rejeter, mais en tout cas ils sont sans réponses. Et c’est pour cette raison qu’ils évitent de débattre avec les ahmadis une fois qu’ils ont deviné l’argumentation de ces derniers. De nombreux chrétiens ont admis lors de l’émission en arabe Al-Hiwar-Ul-Mubashirque les arguments de la djama’at sont irréfutables. Ainsi d’une part nous sommes en train de prouver la véracité de l’Islam aux non-musulmans, et d’autre part nous répondons aux critiques lancées contre nous par les autres musulmans. Si nos adversaires renoncent à leur obstination et s’ils ne tirent pas hors de leur contexte les propos du Messie Promis (a.s) ils n’auraient d’autre recours que d’accepter l’Ahmadiyya.

[La quête] des intérêts personnels contraint ces soi-disant érudits à bercer les masses dans le mensonge et quand ils sont à court d’arguments leur seule solution est d’insulter le Messie Promis (a.s) .

Personne ne vaincra ceux des nôtres qui étudient les ouvrages du Messie Promis (a.s) : lui-même nous en a donné l’assurance. Mais quand nous examinons le revers de la médaille, à savoir les améliorations concrètes que le Messie Promis (a.s) désirait voir en nous, la situation est fort inquiétante. Les questions auxquelles nous devons répondre sont : chacun d’entre nous est-il en train de lutter contre tous les maux de la société et réussit-il dans ce domaine ? Avons-nous une influence positive sur ceux qui sont en contact avec nous et qui voient nos actions ? Ou sommes-nous au contraire influencés par la société, tout en oubliant dans la foulée nous enseignements et nos valeurs ? Chacun d’entre nous fait-il de son mieux pour se réformer tout comme le préconise les préceptes du Messie Promis (a.s)  ? Sommes-nous honnêtes à ce point qu’il n’existe pas en nous trace de mensonge et de fourberie ? Tout en affairant en ce monde prenons-nous en considération l’Au-delà ? Préférons-nous, dans la réalité, les exigences de notre foi à ce bas monde ? Prenons-nous toutes les précautions nécessaires pour éviter tous les maux possibles et tous les vices ? Évitons-nous d’usurper ce qui revient à autrui ? Accomplissons-nous toutesles cinq prières quotidiennes  ? A tout instant sommes-nous en train de nous consacrer à la prière et au souvenir de Dieu ? Evitons-nous toute mauvaise compagnie dont l’influence néfaste peut nous affecter ? Honorons-nous nos parents, sommes-nous en train de les servir et de les obéir en toute bonne chose ? Éprouvons-nous de la sympathie à l’égard de nos épouses et de leurs proches ? Accordons-nous à nos voisins les moindres bienfaits ? Avons-nous pardonné à ceux qui nous ont offensés ? Avons-nous débarrassé nos cœurs de toute rancune, de toute hostilité à l’égard des autres ? Les époux sont-ils fidèles et honnêtes les uns envers les autres ? Examinons-nous notre condition à la lumière des dix conditions du serment d’allégeance  ? Dans nos réunions évitons-nous la calomnie ainsi que la médisance et parlons-nous davantage de Dieu et de Son Prophète (s.a.w.) ?

Si la réponse à toutes ces questions est négative nous sommes loin des enseignements du Messie Promis (a.s) et nous devons nous soucier de notre condition [morale]. En tout cas chanceux est celui qui répond à l’affirmative car il est vigilant à propos de ses œuvres et il est respectueux des exigences du serment d’allégeance. Mais après un bilan franc de la situation nous constatons qu’en réalité nous sommes influencés par la société et que nous ne respectons pas les exigences évoquées plus haut. Et les vices dont regorge la société tentent à tout moment de nous subjuguer et dans la plupart des cas nous sommes complètement impuissants face à cette situation.

Certainement nous dirons tous à 99,99 % que notre foi est inébranlable. Souvenez-vous cependant de ce point essentiel : quand les œuvres regorgent de faiblesses et que l’on subit les assauts [incessants] de la société, les fondements de la foi commenceront à vaciller et Satan lancera des attaques furtives. Peu à peu l’on s’éloignera de la Nizam-i-Jama’at (l’organisation de la djama’at) et faisant un pas de plus [dans la mauvaise direction] l’on s’écartera en fin de compte du Califat. Rappelez-vous aussi qu’une faiblesse en engendre une autre et au final il ne subsiste rien [de la foi].

La beauté de notre djama’at réside dans son unité sous la Nizam-i-Jama’at et sous la bannière du Califat : c’est en cela que résident la vigueur de notre foi et de nos œuvres. Ceci étant les califes précédents ont ciblé ces faiblesses et ont attiré notre attention à ce sujet, afin qu’un ahmadi qui aurait pu s’écarter [de la djama’at] pour atteindre un point de non retour, puisse se repentir, scruter ses faiblesses pour s’en débarrasser et se rappeler des faveurs que Dieu lui a accordées.

Lors de ma dernière tournée en Extrême-Orient j’ai rencontré des érudits et des oulémas indonésiens non-ahmadis à Singapour. La plupart affirmaient que leurs leaders devraient écouter les propos de l’Imam de la djama’at Ahmadiya. Je leur ai dit qu’il existe aujourd’hui une seule djama’at qui n’est ni nationale ni régionale. C’est une djama’at unie, organisée, attachée à un seul Imam et qui comprend des gens de toutes nationalités et origines ethniques. Elle est une grande preuve de la réalisation de cette prophétie du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) dans laquelle il déclare qu’il aura au sein de cette Oummah une seule djama’at qui sera sur la bonne voie  : c’est aussi une preuve de la véracité du Messie Promis (a.s) . Il existe aussi parmi nos adversaires des gens doués de bon sens et honnêtes qui ne pouvant répliquer à ceci sont poussés à la réflexion.

Mais afin de maintenir la justesse de cet argument il incombe à chacun d’entre nous de surveiller de très près la condition de ses œuvres car Satan aujourd’hui est en pleine vigueur. Ces vices et ces fléaux de la société s’étalent et se répandent au grand jour, et pire encore certaines de ces immoralités jouissent de la protection de la loi au nom de la liberté d’expression. Ces vices et ces fléaux n’étaient pas aussi répandus auparavant : ils étaient limités à des quartiers, à des villes ou à des pays particuliers, tout au plus ceux qui habitaient dans les régions avoisinantes en étaient affectés. Mais aujourd’hui les moyens de transport, la télévision, Internet, les différents médias ont transformé ces vices personnels et locaux en fléaux internationaux. Séparer par des milliers de kilomètres l’on se connecte grâce à Internet pour répandre l’immoralité. On leurre des jeunes filles afin de mieux les pervertir, voire pour les écarter entièrement de la foi.

J’ai su récemment qu’au Pakistan et ailleurs l’on se marie à des jeunes femmes pour ensuite les pousser à la prostitution : des gangs internationaux sont impliqués dans ces crimes. Cette situation inquiétante nous dresse les cheveux sur la tête. De même par divers moyens l’on tente de paralyser moralement et dans leurs croyances les jeunes hommes. Prions qu’Allah protège tout ahmadi de ces infamies : d’ailleurs chacun d’entre nous doit implorer le soutien de Dieu afin de s’en protéger et doit effectuer un djihad à cet effet.

Il n’est point interdit de profiter des inventions que nous offre la modernité. Mais un ahmadi doit les utiliser afin de soutenir le Messie Promis (a.s) dans sa mission qui était de parachever la diffusion du message de Dieu. Il ne doit pas tomber sous l’influence de la dépravation, de l’immoralité et de l’incroyance pour se livrer entre les mains de ses ennemis.

Tout ahmadi doit méditer sur cette situation. Les anciens doivent servir d’exemple pour que les nouvelles générations puissent se protéger de la corruption du monde et de ses attaques. Les jeunes quant à eux doivent implorer davantage le soutien de Dieu afin de se protéger des assauts ennemis. C’est un ennemi dont les attaques sont furtives, qui au nom de la distraction et du divertissement pénètre jusque dans nos maisons et qui tente de pervertir nos jeunes et les faibles parmi nous.

Les Califes qui m’ont précédé et moi-même nous tentons à travers nos sermons d’éradiquer ces maux. Et les organisations auxiliaires ainsi que la Nizam-i-Jama’atorganisent des programmes à la lumière de leurs directives.

Mais si chacun d’entre nous essaye de réformer ses actes nous répondrons avec vigueur aux attaques des ennemis de la religion ; au contraire nous devons nous déterminer à les réformer afin qu’ils puissent jouir du vrai bonheur ici-bas et dans l’Au-delà. Et pour atteindre ce noble objectif nous devons établir une relation particulière avec Dieu : c’est ainsi que nous pourrons mettre fin à cette corruption qui ne cesse de pervertir notre nouvelle génération. Quand cette tendance à se réformer se transmettra les uns aux autres elle perdurera jusqu’au jour dernier. Et grâce à notre amélioration personnelle d’autres voies s’ouvriront à nous pour la transmission du message. Au lieu de répandre l’immoralité ces nouvelles inventions seront un moyen pour répandre le nom de Dieu partout.

Souvenons-nous de ceci : il ne faut jamais fermer les yeux sur la réalité, car les peuples qui progressent, ceux qui réforment les autres et ceux qui engendrent des révolutions scrutent en premier leurs faiblesses. Si en se voilant la face nous disons que tout va bien, notre progrès sera au point mort. Regardons la réalité dans les yeux : ne nous contentons pas d’avoir réformé 50 % des nôtres. Si nous désirons apporter une révolution dans le monde nous devons viser les 100 %.

J’ajoute ici que si nous arrivons à nous réformer à 100 % nous mettrons fin à nos disputes, à nos différends, à ces procès que l’on s’intente les uns les autres, à ces pertes financières que l’on souhaite aux autres, à l’avidité, [au plaisir que l’on tire] de l’immoralité qui s’étale à la télévision et ailleurs, à ce mépris que l’on ressent à l’égard des autres : en somme tous ces maux disparaîtront. Il régnera un climat d’amour, de fraternité, d’affection, bref ce sera le paradis sur terre.

Ces fléaux existent bel et bien parmi nous d’où la raison de leur mention ici. Quand nous saisirons l’importance de nos responsabilités c’est là que nous considérerons le service de la foi – un noble objectif certes – comme une faveur divine. D’aucuns peuvent affirmer qu’ils sont animés de ces sentiments : qu’ils servent la foi en considérant cette opportunité comme une faveur divine. Mais cela ne s’applique pas à tous les membres du bureau exécutif et aux responsables sans exception. Je déduis des cas qui me sont présentés que certains titulaires de poste sont dénués de self-control et sont intolérants. Par exemple si quelqu’un hausse le ton en leur adressant la parole ils pensent que leur honneur est bafoué et ils se drapent dans leur fausse dignité.

Celui qui considère servir la foi comme une faveur divine doit être prêt à tout endurer. Au lieu de se soucier de son honneur, la phrase « tout honneur revient à Dieu » doit engendrer en lui l’humilité.

En étudiant cette situation à la loupe l’on constate que l’on néglige la consigne évoquée dans le vers suivant [du Messie Promis (a.s) ]: « A vos yeux, soyez le plus méprisable d’entre tous. » Ici et là, de temps en temps, l’égoïsme et l’orgueil refait surface.

Le Messie Promis (a.s) avait reçu la révélation suivante : « Dieu a apprécié ton humilité ». Nous tirons un grand plaisir à la citer et nous disons avoir prêté allégeance au Messie Promis (a.s) ; mais nous ne faisons pas l’effort nécessaire pour comprendre ce qu’il souhaite de notre part. Le Messie Promis (a.s) affirme qu’il est venu augurer la renaissance des valeurs apportées par le Prophète d’Allah (s.a.w) à propos de qui son serviteur avait déclaré que jamais le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) ne l’avait réprimandé. Et quand quelqu’un tremblait face au Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) en raison de la crainte et le respect qu’il inspirait celui-ci a tout simplement ajouté : « N’aie pas peur, je ne suis point un roi despotique, je ne suis que le fils d’une femme qui consommaient de la viande séchée. »

Tout responsable, titulaire de poste et travailleur de la communauté, voire tout ahmadi en général doit suivre cet exemple. En servant la communauté que l’on se souvienne de ces paroles énoncées par le Messie Promis (a.s)  : « J’étais sans-le-sou, seul, inconnu et sans expérience ; ». Quand nos œuvres seront empreintes de cette même indigence, impuissance et inaptitude, c’est là que nous respecterons les exigences de ces services et que « peut-être cela nous permettra d’accéder au Paradis », [comme l’énonce le Messie Promis (a.s) dans son poème.] Au cas contraire nous aurons beau répété que nous avons accepté l’Imam de l’époque, mais en réalité notre déclaration ne sera que plaisanterie. Et ce ne seront pas les machinations de nos ennemis qui nuiront à nos intérêts, mais la duplicité de notre âme, cette même duplicité qui causera notre humiliation et qui attirera la colère de Dieu sur nous.

Tout titulaire de poste et tout ceux au service de la djama’at doivent effectuer leur analyse de conscience : il incombe d’ailleurs à tout ahmadi d’accomplir cette introspection. De simples paroles ne suffisent pas pour que l’on respecte les exigences de la vérité et celles du serment d’allégeance. Sans la pratique, des déclarations en l’air ne serviront à rien.

Nous affirmons que Jésus-Christ est décédé comme le sont tous les hommes et que Dieu peut envoyer un prophète qui s’est soumis au Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) . Nous disons que Dieu peut parler aujourd’hui à la personne de Son choix, car tous Ses attributs sont éternels. Nous affirmons d’ailleurs que Hadrat Mirza Ghulam Ahmad (a.s) est le serviteur parfait du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) et qu’en raison de son obéissance et de l’amour qu’il ressentait à l’égard de celui-ci, Dieu lui a conféré le titre de prophète subordonné [au Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) ] et nous l’avons accepté en tant que tel. Nous avons la certitude que le Saint Coran est le dernier livre de loi et qu’il a été préservé dans son état originel au cours de ces 14 derniers siècles car Dieu s’est pris la responsabilité de sa protection et qu’aucune Ecriture religieuse ne jouit de cette distinction. D’ailleurs nous mettons au défi ceux qui suggèrent le contraire et qui, dans leur inimitié à l’égard de l’Islam, affirment, sans aucune preuve à l’appui, que le Coran n’a pas été révélé au Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) mais a été consigné en écrit il y a 6 ou 7 siècles de cela. C’est un défi que les auteurs de ces attaques n’ont osé relever jusqu’à présent.

En somme ce qui a été énoncé plus haut résume nos croyances : mais à elles seules ces croyances pourront-elles nous permettre d’atteindre notre objectif ? La réponse est « certainement non ».

Si après avoir prouvé la nécessité du second avènement de Jésus-Christ en la personne du Messie Promis (a.s) et si après avoir pris en considération le verset 4 de la sourate Al-Jummah nous n’effectuons pas les mêmes améliorations apportées par les compagnons du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) toutes nos croyances ne serviront à rien. Si les préceptes de Hadrat Mirza Ghulam Ahmad (a.s) n’influent pas sur notre conduite nos croyances ne vaudront rien. Si nous affirmons que le Saint Coran a été préservé mais que nous n’appliquons pas ses préceptes, notre déclaration ne servira à rien non plus. Elle aura quelque valeur quand nous traduirons dans la pratique ce qu’énonce le Saint Coran.

En somme nous devons assumer les responsabilités que nous imposent nos croyances. Nous avons la tâche immense de réformer notre conduite. Le Messie Promis (a.s) déclare d’ailleurs : « Sachez que de simples discours ne serviront à rien tant qu’ils ne seront pas accompagnés d’actions concrètes. Des paroles en l’air ne valent rien aux yeux de Dieu. »

Baitul-Futuh-Minaret

Le Messie Promis (a.s) ajoute : « Alourdissez votre foi et sachez que la pratique est l’ornement de la foi. Si la conduite de l’homme n’est pas digne, sa foi ne vaudra rien. Le véritable croyant est beau et quelques bijoux légers suffissent à rehausser le charme d’un beau personnage ; de même des bonnes œuvres embellissent celui qui possède la foi. Si sa conduite est mauvaise il n’aura rien. Quand la foi véritable existe le concerné tire un grand plaisir de ses actions et sa perspicacité spirituelle s’affine davantage. Il accompli la salat comme il convient de l’accomplir et le péché le dégoûte. Il abhorre la mauvaise compagnie et ressent une ferveur particulière et un grand désir en son cœur pour exprimer la grandeur et la majesté d’Allah l’Exalté et celles du Saint Prophète (s.a.w.) ».

« Suite à une question, le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) avait affirmé que la sourate Houd [du Saint Coran] l’avait vieilli car en vertu des commandements qu’il renferme d’énormes responsabilités sont tombés sur lui. Il est possible de se corriger soi-même et d’obéir à tous les ordres d’Allah. Cependant, il n’est point facile de pousser les autres à agir en ce sens. Ceci démontre la gloire considérable et le pouvoir sanctifiant du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) . Il fit preuve d’une obéissance indéfectible et prépara une communauté de gens purs à propos desquels Allah affirme : « Vous êtes le meilleur peuple envoyé pour le bien de l’humanité » (3:111) et « Allah est content d’eux. » Au cours de sa vie à Médine il n’y avait pas hypocrite. En somme le succès qu’il remporta est inouï dans la vie de tout autre prophète. Allah ne se contente point de simples paroles. Si l’on se satisfait de simples discours et de l’ostentation quelle sera notre distinction et quelle sera notre mérite sur les autres ? Soyez un modèle pour autrui et faites naitre cet éclat qui poussera les autres à vous accepter.

Tant que cet éclat ne brille pas personne ne vous acceptera. Aime-t-on un objet sale ? Tant qu’une tache souille un drap immaculé il ne sera pas plaisant à voir. De même, si votre état interne n’est pas propre et ne brille pas, personne ne voudra [de vous]. Tout le monde aime de belles choses. De même si votre moralité n’est pas des plus excellentes vous n’aurez aucun statut. »

Que Dieu fasse que nos actions soient empreinte d'une moralité des plus excellentes et qu’Il inculque en nous un changement pur dont l'éclat attirera l'attention du monde. Que les voies du Tabligh s’ouvrent à nous et que nous soyons en mesure de parachever l’œuvre du Messie Promis (a.s) .